Premier rassemblement français d’aéroglisseurs(Vernaison)
Ce vendredi le soleil joue à cache-cache avec les nuages, alors que la plage est encore vide.
En fin d’après-midi les premiers aéroglisseurs arrivent: SKIMA3 du CFA, SCARAB II de LE CHEVALIER (AIF), puis une délégation d’ADOC avec 2 appareils; bref ce soir là, 7 engins sont déjà sur le terrain. A coté, quelques tentes se dressent et le campement s’organise.

Les essais commencent le lendemain sous le ciel enfin dégagé. Evidemment cela ne se passe pas sans quelques déboires: moteurs récalcitrants au démarrage, jupes à recoudre; ennuis que n’ont pas les 2 modèles réduits qui tournent sur le Rhône avec une odeur caractéristique d’huile de ricin.
KESAKO (CFA) adroitement piloté par FAVART est le premier à évoluer sur l’eau, a demi enfoncé dans la coque, un JLO 400 cm3 assure la sustentation, et un moteur Citroën 600 cm3 entraîne 2 hélices bipales d’ 1m de diamètre.

De retour d’un essai sur galets et eau, VERNIER, pilote du SKIMA3, est satisfait: tout est OK !

Des problèmes d’allumage maintiennent LESTES 02 (CARA) au padddock.

Soudain un grand attelage jaune apparaît: c’est LALLIER (V. de Metz) qui arrive avec TYPHON – système intégré mû par un moteur de R30 TS – Nous verrons évoluer cet aéroglisseurs très peu de temps: les pâles des trubines s’étant brisées lors d’une sortie.
Ce rassemblement est l’occasion de confronter l’originalité des constructeurs à motoriser une même coque, à voir les finesses et améliorations judicieuses qu’ils recherchent pour perfectionner leurs aéroglisseurs.

L05 (ADOC) équipé d’une jupe nouvellement installée aura des problèmes de collage et devra intervenir plus d’une fois pour vérifier la fixation.
Tout ceci ne sont que des problèmes mineurs, liés à la finition hâtive des engins. En effets cette réunions à permis de cristalliser les constructions, et chacun a eu à coeur de finir – jusqu’à la dernière minute – son aéroglisseur pour le présenter.
En ce dimanche après-midi, comme est grand l’étonnement du public à voir évoluer les appareils sur les galets (pour ceux qui ont une jupe adéquate) et glisser en une transition douce et sans heurts vers l’élément liquide.
AIR 300 et AIR 400 (CAT) font de belles prestations tout au long de cette journée. Après de nombreuses et remarquées évolutions, PSL 003 a des problèmes de segments et le moteur BMW crache l’huile.

Durant ce week-end une bonne entraide régnait au paddock, surtout lors des réparations, souvent faites avec des moyens de fortune.
